( 7 octobre, 2016 )

Constat amer

Des mots durs qui me heurtent de plein fouet

Qui naturellement sortent sans que tu en mesure la portée

Ces paroles qui résonnent dans ma tête, une journée,

Une nuit, une vie.. Des paroles que je ne suis prête d’oublier

 

Tu juges, tu censures, tu agresses, mais qui es-tu ?

De quel droit ? Juste par l’âge et le mérite d’avoir plus vécu ?

Plus vécu certes par le nombres de années, mais qu’en est-il par son intensité ?

Les leçons des erreurs commises les as-tu retenues ? Ou ne t’es-tu même pas retourné ?

 

J’aurai tendance à croire vu ta rigidité, que sur l’Humain tu n’as pris le temps de réfléchir…

Qu’au monde tu es venu, que tu as embarqué et suivi ta route sur un navire,

Qui t’a toujours bercé sans que la moindre question ne vienne à t’effleurer

Sur ta responsabilité dans le drame familial qui nos vies à pulvérisé…

 

Je ne suis pas à l’heure des reproches, ce temps est loin et révolu

Je suis à l’heure du questionnement, du pourquoi, qu’est-il advenu ?

Pour que tu sois si aigre, méchant, et prompt à la violence

Toi que j’ai longtemps cru un exemple de vertu et d’ouverture, tu es l’intolérance…

 

Tu l’incarnes à merveille, tu la sublimes même

Tu en es un modèle, tu es si loin, extrême

Pourtant je te respecte, et au-delà je t’aime

Mais ne supporte plus que tu la déverses et la sèmes

 

Partout où tu passes, selon ton bon vouloir.

Saches que dans ma maison, ce sera une autre histoire

Que mes oreilles finiront par se fermer à force de lassitude

Et que si mon cœur t’aimera toujours, te guette la solitude

 

L’admiration d’une fille déjà tu as perdu

Celle que des autres tu croyais avoir n’était qu’une illusion

Pour ne pas subir tes colères, la soumission était leur solution

Voilà la seule admiration que tu aies jamais eue.

 

Amers sont les souvenirs, et triste est le constat

D’un homme qui aurait pu faire tellement mieux que ça

Mais qui n’a pas eu égard pour ses propres travers

Au détriment de toute âme qui tend à s’élever, la tienne demeure à terre…

 

Mes yeux s’emplissent de larmes quand je relis mes mots

Car de leur justesse je me rends compte que trop

Et qu’il m’est difficile de faire un tel bilan

Pour un homme que j’ai passé tant de temps

 

A admirer. A estimer. A encenser.

Ton emprise sur moi m’empêchait de voir clair

Aujourd’hui, je te regarde, les yeux grands ouverts

Et je ne peux que comprendre que tu ne sais pas aimer.

( 7 octobre, 2016 )

Un regard enchanteur

Un regard échangé, une lueur dans tes yeux

Comme l’annonce secrète d’un doux futur à deux

Une parole sereine édictée d’une voix douce

Comme l’annonce certaine que tout nous pousse

 

L’un vers l’autre. Sans comprendre pourquoi

Sans chercher par ailleurs. Juste profiter de toi,

De ta peau contre la mienne, de nos corps qui s’étreignent

Quand blottie dans tes bras, je sombre dans le sommeil

 

Tu me regardes dormir, tu me caresses les cheveux

Avec la douceur d’un ange venu tout droit des Cieux.

Et je sens ta chaleur, elle émane de ton être

Me réchauffe le cœur, et nous devenons maîtres

 

D’un Amour infini, aussi grand que l’univers ;

Un Amour dont le nid, est un immense mystère

Que l’on préfère ne pas chercher à comprendre, ni saisir.

Vivre notre Amour, notre désir, vivre dans le plaisir

 

De l’harmonie de deux âmes qui se retrouvent enfin

Qui séparées à la naissance enfin renouent le lien

D’une infinie beauté. Un Amour né d’une certaine magie

Qui nous bercera dans ses bras à l’infini. 

 

( 5 octobre, 2016 )

Des contes pour enfant à la certitude que le hasard n’existe pas

Petite, on m’a longuement parlé du prince charmant,

Du coup de foudre, que sais-je encore?

Je me souviens avoir pris ça pour argent comptant…

Quelle fillette ne rêve pas d’être une princesse aux cheveux d’or?

 

Bien vite j’ai compris que ce n’étaient que des histoires

Destinées sans doute à rendre la réalité, un peu moins noire.

Mais cela ne m’a pas fait cesser pour autant,

De l’attendre mon prince charmant

 

J’aimais croire aux belles histoires, aux jolis contes

Peu importait l’avis des autres, seul le mien compte.

Et c’est la nature qui m’a ramené à la réalité,

Quand la foudre s’abattant sur un arbre, de près j’ai assisté,

 

Qu’un certain doute commença à s’immiscer en moi.

La frontière entre ce que l’on voit et ce que l’on veut voir

M’arracha alors à mes rêves, me laissant dans un triste état.

Comment toutes ces années avais-je été capable de croire

 

Qu’un jour un prince, un homme de foi

Qu’un tel homme voudrait bien de moi?

Qu’il arriverait, émergerait d’on ne sait où?

Juste pour un baiser déposer sur ma joue…

 

Puis de ce doux baiser naîtrait une belle histoire

Un mariage, une famille, ce que l’on rêve d’avoir

Quand encore une enfant on rêve à son futur…

On ne pense pas, pour sur, au crédit de la voiture!

 

Puis j’ai grandi, et par moi-même à réfléchir appris

Et de plein fouet le leurre de ces contes pour enfants

Dans la face je me pris, comme une claque dans le vent.

Tout en moi a changé, alors, et je compris

 

Que les belles histoires sont toujours des mensonges

Ou qu’elles ne sont autres que le résultat d’une omission,

Omission volontaire, de leur grande part d’ombre.

Certes comment un humain, un être aussi sombre

 

Peut sur des vies entières faire régner la lumière?

Petit à petit mes pensées devinrent noires

Me laissant chavirer aux portes du désespoir.

Bien qu’on m’ait tant menti, pourtant dans mes prières

 

Je l’appelais toujours cet homme sans visage

Lui criais mon amour à en noircir des pages.

Alors jeune fille, je regardais les garçons

Sachant pourtant qu’aucun d’entre eux n’était le bon.

 

Alors je devins une fille facile, une fille un peu volage

Qui ne savait être fidèle, qui ne savait rester sage.

Ma vision de l’amour était toute biaisée

Alors pour oublier je me faisais baiser.

 

Oublier que l’amour n’était juste qu’un mot

Que la notion qu’il porte était faite pour les sots,

Les ignares, les idiots, les gens de peu de foi!

Mais que jamais mon cœur lui il n’y aurait droit.

 

Ma vie prit une tournure sur laquelle je passerai

Car il n’est guère utile de toujours ressasser.

Mais si j’avais écrit ce poème plus tôt

Il se serait fini sur ces simples mots:

 

« L’amour n’existe pas »

 

Ce n’aurait guère été une exclamation

Mais la plus cruelle de toutes les assertions.

Mais voilà ce poème je l’écris aujourd’hui

Donc vous vous doutez bien que la fin ne sera celle-ci.

 

C’est au détour d’un tchat, lasse et fatiguée

Qu’avec un certain Sam, tranquille, je délirais.

Ce Sam en question, a un ami, Didier,

On ne le voit que peu, mais ses entrées

 

Sont toujours fracassantes, toujours délirantes

Et il a cette capacité à les rendre attachantes;

De même que son humour décalé, parfois lourd.

C’est cet homme si étrange qui me fait vivre l’amour.

 

Il est dans mes pensées à chaque heure de chaque jour

Et de par ses paroles il fait des mises à jour

Sur mon cœur meurtri, qui n’était que mépris

Pour le lever du jour, comme la tombée de la nuit.

 

Sa venue dans ma vie a vraiment bouleversé

Toutes mes idées noires et toutes mes pensées.

Sur la vision du couple nous avons les mêmes craintes

Dans les rapports aux Hommes avons les même contraintes.

 

Je ne crois plus au hasard depuis bien longtemps

Mais c’est aujourd’hui qu’enfin je comprends,

Qu’il est celui après qui je criais

Que dans mes prières c’est lui que j’appelais.

 

Des couleurs, des nuances, ont investi ma vie

Et je l’affirme, je ne suis plus la même aujourd’hui.

Mes croyances à son contact se sont renforcées

Quand à mon cœur, lui, il s’est apaisé.

 

Le coup de foudre a frappé

Non pas un arbre cette fois

Mais un cœur déserté

Qui découvre les lois

 

De l’amour sincère, l’amour pur

Qui brise les armures!

 

( 4 octobre, 2016 )

Je n’aurai pu croire

De ta voix ne me lassant, Quand ce son transcendant

Mon cœur. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Qu’on y mette des couleurs, Qu’on fasse battre mon cœur

A la chamade. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Qu’un homme perce mon armure, Qu’il apaise les blessures

Du passé. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Que l’on m’ouvre les yeux, Sur un monde si soyeux

Et doux. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

M’approcher de l’Amour, Qui rend aveugle et sourd

Au doute. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Qu’un homme sache me comprendre, Et même qu’il appréhende

Mes réactions. Je n’aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Côtoyer le bonheur, la tendresse, la douceur

D’émotions. Je n ‘aurai pu croire dans ma vie peinte en noir,

 

Provenant de si loin, Des tréfonds de l’âme,

Cachées. Me voilà face à une vie de couleurs embellie.

( 4 octobre, 2016 )

J’ai rêvé d’un monde…

J’ai rêvé d’un monde sans violence

Où les âmes ne sentaient pas le rance

J’ai rêvé d’un monde plus serein

Un monde où l’on aimait son prochain

 

J’ai rêvé d’un monde de tolérance

Où l’on combattait l’ignorance

J’ai rêvé d’un monde où chacun

Prenait part à la construction d’un nouveau destin

 

J’ai rêvé d’un monde en paix

D’Hommes soucieux des effets

De leurs actes. D’un monde où les mères

Ne tremblaient pas pour leurs fils, et les sœur pour leurs frères.

 

J’ai rêvé d’un monde où l’Amour

Baignaient des peuples ennemis de toujours

J’ai rêvé d’un monde où le respect

Était une valeur qu’en compte on prenait

 

J’ai rêvé d’un monde où les guerres

Laissaient place au pouvoir de la terre

J’ai rêvé d’un monde plus pérenne

Où des terres arides étaient sauvés par des pluies diluviennes

 

J’ai rêvé d’un monde sans souffrances

Un monde, empli d’âmes pleines de confiance

J’ai rêvé d’un monde sans peur

Où dans chaque regard brillaient une lueur…

 

Je me suis réveillée sereine

Puis j’ai du affronter la peine

Qui la gorge m’a nouée

Mes larmes a fait couler

 

Ce n’était qu’un rêve

Une simple trêve

Créée par mon esprit

Dans la violence de cette vie

 

( 3 octobre, 2016 )

Camisole chimique

Quand ma mémoire s’affole

Que s’étiolent les souvenirs

Tels les pétales d’une rose sur le point de mourir

Je me mets à courir, en tous sens, la langue bientôt pendue

Pour enfin comprendre que les souvenirs perdus

Se sont enfuis pour toujours

Et qu’en vain moi je cours

Après un passé

Auquel je n’ai plus accès !

Au nom de quoi ?

N’ai-je donc plus ce droit ?

Une foutue camisole,

Chimique il va sans dire

Me vole mes souvenirs…

( 3 octobre, 2016 )

Ce que veut dire ma plume

L’amour brille par nature autant que le soleil

Mais fait saigner en nous, notre cœur simple mortel

Il est doux et intense, rude ou bien silencieux

Quoiqu’il en soit, par sa sincérité il est si rigoureux,

 

Que les Hommes s’en méfient aujourd’hui.

La peur de souffrir privilégiée à un bonheur exquis

Mais qu’y a t il de plus dur, une vie de solitaire

Ou un bien une vie remplie où l’on peut choir à terre

 

J’aimerais de par ces vers que vous compreniez bien

Qu’à côté du vide, le chagrin lui n’est rien

Qu’à trop hésiter on finit par perdre tout

Et qu’à trop se brider on s’éloigne même de nous

 

Cette plume qui vous écrit n’a aucune prétention

Elle veut juste, du monde, élargir votre vision

Cette plume est juste là,  comme un simple témoin

Qui vous permettra je l’espère de vous évadez loin

 

Loin de cette misère qui nous ronge le cœur

Et qui avec le temps nous fait perdre notre chaleur

Loin de ce monde bruyant où personne ne s’entend

Dans un lieu silencieux où vous verrez clairement

 

La valeur de la vie, face aux poids des soucis

Ma plume s’arrête ici, elle a déjà trop écrit

Mais elle se réjouit de vous avoir permis

De vous sortir enfin de votre profond repli

( 3 octobre, 2016 )

Amour intense

Quand ton coeur est parti ailleurs

Le mien a alors perdu la lueur
Qui le faisait briller plus fort que les étoiles

Puis d’un coup sur ma vie s’est rabattu le voile

 

Tant de paroles pensées

Mais jamais exprimées

Des grands sourires béats quand tu venais à moi

Une vie en relief qui ne connaissait le plat

 

Parce que prude et candide

Je tombais sous l’égide

De toi ayant vécu

Toi ayant tout vaincu

 

Moi j’étais une minable

De rien n’était capable

J’étais le néant et toi l’opulence

J’étais la timidité et toi l’arrogance

 

Pourtant si différents

Je savourais l’instant

Vécu auprès de toi

Moment doux comme la soie  

( 23 septembre, 2016 )

Brisure contre brisure

Brisée dans une étreinte, je garde ton empreinte

Dans mon esprit, sur mon corps

Malgré mes vains efforts, je la sens encore

Cette douleur sourde. Et j’entends la plainte

 

De mon corps sous les coups pleuvants

Te demandant, pleurante, t’implorant

De cesser de ma battre,

De cesser ce massacre

 

Saoul, tu ne m’entendais point

Et tu serrais plus fort le poing

Souillée, battue, meurtrie

Je me relève aujourd’hui

 

Et si la plupart des souvenirs, j’ai enfoui

Je vois dans le noir ton visage

Et si de ta violence, je suis dans le déni

Je ne peux que constater les monstrueux ravages

 

Qu’a laissée dans ma vie ta présence

L’âme écorchée par les coups

Qui toujours plus me mettaient à genoux

Ce goût d’alcool qui comme l’essence

 

Semblait être ton carburant pour avancer

Pour sur ton désespoir ne pas te retourner.

Le premier coup porté, j’ai voulu pardonner

Mais toujours plus fort les coups jaillissaient.

 

Brisé, toi aussi tu l’étais,

Et tu avais trouvé l’alcool, comme seule solution

Pour oublier cette affreuse sensation

D’être rejeté, condamné…

 

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