( 7 octobre, 2016 )

A l’occasion de la journée mondiale du sourire…

Un sourire est une arme capable

 

De libérer les visages

Quand sourcils froncés

Quand les lèvres pincées

Ne sont pas des mirages

Mais juste le reflet

D’une réalité

 

Un sourire est une arme capable

 

De soulager une blessure

Quand tout semble trop dur

Que saignent l’esprit, le cœur

Que s’abat le malheur

Et que sur nos visages

On constate les ravages

 

Un sourire est une arme capable

 

De faire taire cris et pleurs

De faire disparaître les peurs

D’un humain en détresse

Sombrant dans la faiblesse

D’un chagrin trop intense

Qui le rend sans défense

 

Un sourire est une arme capable

 

De rassurer un enfant

Quand s’éloigne un instant

Sa bien-aimée maman

Entendre des petits gloussements

Et lire sur sa frimousse

Que s’est enfuie la frousse

 

Un sourire est une arme capable

 

De calmer des esprits échaudés

Par sa douce beauté

Sa désarmante clarté

Et les voilà bouche bée

Devant cette bouche souriante

Et cette bouille étincelante

 

Un sourire est une arme capable de tant de belles choses, mais ça reste une arme alors si elle peut être une arme de paix, elle peut être une arme fatale, un sourire comme masque sympathique d’une âme machiavélique…

 

Un sourire sincère et innocent

Se rend sur l’instant

Comme un précieux présent

Fait par un simple passant

Ou un ami d’antan

Un enfant reconnaissant

 

Un sourire sincère et innocent c’est la seule arme à notre portée dans ce monde oppressant, pour nous faire entrevoir une autre réalité… Pour nous faire ressentir un peu de sérénité…

( 5 octobre, 2016 )

Hymne à la solitude

« Solitude », maîtresse incontestée de la vie de l’Humain, je t’en prie en ce jour; je te crie mon amour et me mets à genoux pour te supplier: « Ne m’abandonne Jamais! »

 

« Solitude », mon amie, mon alliée, qui humblement au fil des journées, m’ouvre les yeux, sur tous ces gens mielleux qui eux ne savent qu’en criant te chasser: « Va-t-en pour Toujours »

 

« Solitude », toi que l’on craint, toi que de ne pas voir l’on feint; je veux te dire combien tu m’aides à chacun de mes pas, dans mon quotidien: « Reste avec Moi »

 

« Solitude », quand je suis lasse, fatiguée et blasée de regarder tous ces lâches s’agiter comme des pantins dans des décors, qui les font se sentir vivant; je suis ton enfant: « Je m’offre à toi »

 

« Solitude », toi, qui avec grâce et dignité, le chemin du raisonnement spirituel m’a laissé découvrir, au risque de te voir abandonner; quand je vois ces guignols se voiler la face, je veux que tu saches : « Je suis à Toi »

 

« Solitude », toi qui le rejet et l’isolement m’as fait supporter, m’as fait surmonter, et m’as permis de voir plus clair dans un monde sombre, un monde immonde; je veux que tu comprennes que tes enseignement j’ai retenu: « Tu veilles sur Moi ».

 

« Solitude », toi qui m’as tout donné, si un jour je me permettais dans un moment d’égarement, de douter de toi, rappelles moi, que tu m’as sauver de l’isolement et dis moi; « Ne m’oublie pas »

 

« Solitude », tu ne mérites pas ta réputation, mais peut-être la cultives tu soigneusement? Je te l’affirme : « Tu n’es pas un supplice »

 

« Solitude », si pour certains tu rimes avec souffrances et douleurs, je t’annonce la couleur pour moi tu rimes avec « Quiétude »

( 5 octobre, 2016 )

Douloureux sommeil

C’était l’été, et tandis que les adultes s’exposaient au soleil avec la ferme intention de revenir de vacances en ayant le teint halé, une petite fille attendait au pied d’un arbre. Ici depuis une semaine, je ne l’avais encore jamais aperçue. Elle était très belle, devait avoir environ huit ans. Elle avait de longs cheveux bruns tressés, et des yeux vert émeraude. Quand elle me vit, elle se recroquevilla, tel un animal traqué.

Je décidais donc de l’appréhender avec le plus de douceur possible. Le soleil tapait fort, et malgré l’ombre de l’arbre, elle devait avoir soif. Aussi tendis-je une gourde dans sa direction. Hésitante, elle finit par s’approcher. Elle bu deux gorgées et me la rendit. « Comment t’appelles tu ? » lui demandais-je, profitant de cet instant de confiance qu’elle m’avait octroyé.

-« Je m’appelle Jaina » me répondit elle, « Et toi ? »

-«Moi c’est Alexandre, ravi de faire ta connaissance Jaina ».

Elle me semblait plus apaisée.

-« Mais, dis moi Jaina, que fais tu seule sous cet arbre ? »

Hésitante, elle baissa les yeux, et fit un demi tour sur elle même. C’est ainsi que je m’aperçus qu’elle avait des ecchymoses sur les bras, les mollets et sûrement ailleurs, cachées par les vêtements.

Démuni, je ne sus d’abord que lui dire. Puis je finis par lui demander où étaient ses parents.

-« En enfer » me répondit-elle d’un ton sérieux et tranchant.

-« Comment ça Jaina ? Tu veux dire qu’ils sont morts ? »

-« Je l’espère » rétorqua-t-elle sans le moindre soupçon de douleur, ni de compassion.

-« Tu n’en est pas sure ? La police ne t’a pas mise au courant ? Ils ont eu un accident ? Demandais-je hasardeux.

Elle me regarda, le visage de plus en plus sombre et fermé. C’était une autre fillette que celle à qui j’avais offert de l’eau tout à l’heure. Ses grands yeux verts lançaient des sortes d’éclairs. Et me fusillant du regard, elle me répondit :

- « Oui ils ont eu un accident il y a huit ans de cela, quand je suis née ! »

Désemparé, gêné, les sons ne voulaient plus sortir de ma bouche, pourtant la curiosité que cette gamine attisait chez moi était éloquente.

- « Ils ont eu un accident, c’est cela. Et tu ne veux pas en parler. De surcroît avec un inconnu ! Comme je te comprends. Mais chez qui vis-tu alors ? »

Elle feignit de ne pas entendre mon flot de questions et je compris qu’elle n’était pas dans les meilleures dispositions pour parler. Je n’insistai pas, lui demandant simplement la permission de m’asseoir à côté d’elle sous ce grand arbre. Elle haussa les épaules.

Je m’asseyais donc silencieux et le regard dans le vide en songeant à combien j’avais eu de la chance d’avoir mes parents pour m’élever. Une peine immense pour cette petite fille me prit aux tripes.

Pourtant, elle semblait complètement insensible. Comme si ça ne la concernait pas. Peut-être était-ce parce qu’ils étaient morts juste après sa naissance, et qu’elle n’avait donc aucun souvenir d’eux.

Au bout de quelques minutes je réitérais ma question :

- «Mais où vis tu ? »

- « Ici » me répondit-elle très sérieusement

- « Comment ça ici ? Dans cette forêt qui encadre la plage ? » demandais-je incrédule.

-  «Oui » me répondit-elle. « Ici, au moins je suis tranquille et personne ne me dérange, à part toi aujourd’hui ! »

- « Tu veux que je m’en aille ? » demandais-je, attristé.

- « Non tu peux rester, tu sembles totalement inoffensif, je n’ai rien à craindre de toi »

- « D’où viennent ces ecchymoses ? » lui demandais-je.

- « Oh ça, fit elle en regardant son bras, ce n’est rien du tout j’ai sûrement du tomber ».

Je n’en croyais pas un seul mot mais ne préférai pas l’effrayer en devenant insistant.
Elle m’expliqua qu’elle allait dormir un peu, mais que je pouvais rester là, si je demeurais silencieux. Chose que je lui promis.

Quelques minutes plus tard, elle dormait profondément. C’est environ une heure et demi plus tard, qu’elle se réveilla, surprise de me voir toujours là, dans la même position que lorsqu’elle s’était endormie.

- « Tu n’as pas bougé ? » me demanda-t-elle. Je lui répondis que non d’un signe de tête. Elle s’approcha et s’assit à côté de moi.

- «Tu as encore à boire s’il te plaît ? »

Je lui tendis ma gourde en lui faisant comprendre qu’elle pouvait la finir, ce qu’elle ne fit pas.

Elle commença à me parler, et au bout d’une demi-heure de conversation unilatérale, où je ne faisais qu’écouter ; je compris que ses parents n’étaient aucunement morts, mais que son père la battant, et abusant d’elle sexuellement, elle avait décidé de fuguer. Elle était sous cet arbre depuis trois jours et personne avant moi ne l’avait remarqué.

Je lui proposais alors de l’emmener au commissariat pour porter plainte contre son père mais elle refusa. Désarmé, impuissant, je la regardais. Cette petite chose innocente à qui l’on faisait subir de telles atrocités ; mon sang se glaçait, et les larmes me montaient aux yeux.

- « Je m’en vais maintenant ! Ne parle de moi à personne je t’en prie ».

Ce furent ses derniers mots. Et c’est le cœur serré que je la vis partir.

C’est alors les yeux humides et gonflés que je me réveillais, dans mon lit.

( 3 octobre, 2016 )

Le suicide

 Sur ce thème en général, chacun à un avis bien tranché.

 

Que ce soit pour les uns, un geste courageux, ou pour les autres un geste lâche. Mais je pense que dans les deux cas, tous sont assaillis de questions face à un tel geste.

 

Pour ma part, il n’est aucun des deux, il est juste le geste résultant d’un ultime désespoir. Quand plus rien n’apaise l’esprit, et que l’on avance dans un noir absolu, qui nous brise peu à peu.

 

On a, pour ma part, trop tendance à lire, ou entendre que c’est un geste calculé. Même si on retrouve parfois des lettres, elles ont souvent été écrites à l’avance, craignant un imminent passage à l’acte.

 

Loin de moi l’idée de dire qu’aucun suicide n’est calculé. On en lit par dizaine dans les faits divers.

Je ne parle pas de ces actes là, pour l’unique raison, que je n’en connais guère leurs mécanismes. Cependant, ils relèvent sans l’ombre d’un doute, d’un état de folie, ancré ou passagé.

 

Dans ce texte, je veux vous parler du suicide tel que je le connais, à travers des drames étant survenus autour de moi. Ou ne serait-ce que par mon expérience de deux suicides ratés.

 

En effet, il faut être clair sur une chose, il y a d’un côté les tentatives de suicides, et d’un autres les suicides ratés, puis bien sûr les suicides réussis.

On ne peut plus selon moi parler de tentative de suicide, quand la personne est retrouvée dans le coma, avec un prognostique vital sévèrement engagé.

C’est là, où je pose une certaine nuance.

 

Il faut savoir qu’un rien peut ébranler un suicidaire. Cette phrase doit vous sembler d’une incongruité relativement énorme… Et pourtant…

 

Quand j’écris « un rien », vous pensez sans doute à quelque chose d’infime qui vient bouleverser l’équilibre totalement instable de notre suicidaire. Je ne nierai cela, car ça peut en effet être le cas.

 

Mais dans l’expression « un rien », si on y regarde de plus près, il y a surtout le mot « rien ». Et c’est bien souvent ce néant qui cause le passage à l’acte. Imaginez ce vide absolu dans les repères affectifs, ou encore dans le bénéfice de lourds traitements, etc, face à un esprit en fusion (ébullition). C’est ce déséquilibre qui mène à l’irréparable.

 

Il n’est alors là, plus question de logique. La douleur, cette affreuse douleur, qu’on ne peut expliquer, qui est tellement abstraite qu’on ne peut mettre de mots dessus, ni la décrire. Cette douleur qui envahit tout et dont on ne sait d’où elle provient. Une douleur sourde, qui ne laisse aucun répit, et qui de temps à autres à des poussées et devient une douleur aiguë l’espace de quelque temps, pour inéluctablement redevenir cette douleur sourde qui ne nous lâche jamais.

 

Bien souvent, voire même, très souvent, ce parcours mène au rejet du malade par les Hommes, par les malades eux-même, voire parfois par les propres médecins, qui face à un cas trop complexe, finissent par baisser les bras. Il en résulte donc un isolement dans la douleur, un repli sur soi, etc.

 

Il faut pourtant à tout prix se débarrasser de ce désespoir, mais quand votre vécu vous a appris que c’était chose inaccessible, il reste alors une seule et unique alternative, le suicide.

 

Beaucoup de gens, face à ce geste émettent une opinion. Il ne laisse personne indifférent. Bien souvent c’est un acte condamné moralement. Mais quand bien même, certaines personnes ne le condamnent pas ; elles restent loin, si loin d’imaginer ce qui a pousser le suicidaire à cette extrémité.

 

Prenons un exemple malheureusement trop courant.

Une jeune fille se fait violer. Elle subit donc un traumatisme corporel bien sur, mais aussi et surtout mental. Elle va vite se retrouver dans l’incompréhension du geste dont elle a été victime, dans la peur des hommes, faisant bien vite des amalgames.

Mais la question récurrente sera celle du pourquoi. Et face à cela, elle n’aura pour réponse que d’une part l’isolement face à son incompréhension et d’autre part sa douleur.

Elle se sentira seule, meurtrie et surtout très faible.
Et c’est ce VIDE qui pourrait lui faire songer au suicide. Encore une fois le néant dans la compréhension de la situation affrontera le bouillonnement de l’esprit.

Et nous en revenons donc toujours à un déséquilibre profondément marqué, qui est dans son essence, pour moi, le vrai danger.

 

( 3 octobre, 2016 )

A toi, mon âme-soeur

     A toi, mon âme-sœur,

 

 

 

Si l’avenir on ne peut le prédire, le livre de notre passé on peut le refermer.

Un livre relié, aux pages jaunies, mais encore vierges, attend que l’on écrive dedans.

Ce livre, le plus fidèle témoin de notre Amour, au jour le jour, au présent.

Il sera la mémoire de la plus belles des histoires, que cette planète, ait jamais abritée.

Peut-être y en a-t-il eu des similaires dans d’autres branes.

Nés de la même goutte d’eau, puis séparés, nous nous sommes retrouvés, pour finir dans un ruisseau d’Amour, puis l’océan de la Béatitude.

Un simple « je t’Aime » pour te dire tout ce que tu représentes ?

Les plus grands poètes ne sauraient créer d’assez beaux vers !

Notre Amour, un jardin, que l’on cultive au quotidien… Un endroit simple, des fleurs sauvages, à notre image…

 

Ton âme-sœur.

 

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