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( 5 octobre, 2016 )

Des contes pour enfant à la certitude que le hasard n’existe pas

Petite, on m’a longuement parlé du prince charmant,

Du coup de foudre, que sais-je encore?

Je me souviens avoir pris ça pour argent comptant…

Quelle fillette ne rêve pas d’être une princesse aux cheveux d’or?

 

Bien vite j’ai compris que ce n’étaient que des histoires

Destinées sans doute à rendre la réalité, un peu moins noire.

Mais cela ne m’a pas fait cesser pour autant,

De l’attendre mon prince charmant

 

J’aimais croire aux belles histoires, aux jolis contes

Peu importait l’avis des autres, seul le mien compte.

Et c’est la nature qui m’a ramené à la réalité,

Quand la foudre s’abattant sur un arbre, de près j’ai assisté,

 

Qu’un certain doute commença à s’immiscer en moi.

La frontière entre ce que l’on voit et ce que l’on veut voir

M’arracha alors à mes rêves, me laissant dans un triste état.

Comment toutes ces années avais-je été capable de croire

 

Qu’un jour un prince, un homme de foi

Qu’un tel homme voudrait bien de moi?

Qu’il arriverait, émergerait d’on ne sait où?

Juste pour un baiser déposer sur ma joue…

 

Puis de ce doux baiser naîtrait une belle histoire

Un mariage, une famille, ce que l’on rêve d’avoir

Quand encore une enfant on rêve à son futur…

On ne pense pas, pour sur, au crédit de la voiture!

 

Puis j’ai grandi, et par moi-même à réfléchir appris

Et de plein fouet le leurre de ces contes pour enfants

Dans la face je me pris, comme une claque dans le vent.

Tout en moi a changé, alors, et je compris

 

Que les belles histoires sont toujours des mensonges

Ou qu’elles ne sont autres que le résultat d’une omission,

Omission volontaire, de leur grande part d’ombre.

Certes comment un humain, un être aussi sombre

 

Peut sur des vies entières faire régner la lumière?

Petit à petit mes pensées devinrent noires

Me laissant chavirer aux portes du désespoir.

Bien qu’on m’ait tant menti, pourtant dans mes prières

 

Je l’appelais toujours cet homme sans visage

Lui criais mon amour à en noircir des pages.

Alors jeune fille, je regardais les garçons

Sachant pourtant qu’aucun d’entre eux n’était le bon.

 

Alors je devins une fille facile, une fille un peu volage

Qui ne savait être fidèle, qui ne savait rester sage.

Ma vision de l’amour était toute biaisée

Alors pour oublier je me faisais baiser.

 

Oublier que l’amour n’était juste qu’un mot

Que la notion qu’il porte était faite pour les sots,

Les ignares, les idiots, les gens de peu de foi!

Mais que jamais mon cœur lui il n’y aurait droit.

 

Ma vie prit une tournure sur laquelle je passerai

Car il n’est guère utile de toujours ressasser.

Mais si j’avais écrit ce poème plus tôt

Il se serait fini sur ces simples mots:

 

« L’amour n’existe pas »

 

Ce n’aurait guère été une exclamation

Mais la plus cruelle de toutes les assertions.

Mais voilà ce poème je l’écris aujourd’hui

Donc vous vous doutez bien que la fin ne sera celle-ci.

 

C’est au détour d’un tchat, lasse et fatiguée

Qu’avec un certain Sam, tranquille, je délirais.

Ce Sam en question, a un ami, Didier,

On ne le voit que peu, mais ses entrées

 

Sont toujours fracassantes, toujours délirantes

Et il a cette capacité à les rendre attachantes;

De même que son humour décalé, parfois lourd.

C’est cet homme si étrange qui me fait vivre l’amour.

 

Il est dans mes pensées à chaque heure de chaque jour

Et de par ses paroles il fait des mises à jour

Sur mon cœur meurtri, qui n’était que mépris

Pour le lever du jour, comme la tombée de la nuit.

 

Sa venue dans ma vie a vraiment bouleversé

Toutes mes idées noires et toutes mes pensées.

Sur la vision du couple nous avons les mêmes craintes

Dans les rapports aux Hommes avons les même contraintes.

 

Je ne crois plus au hasard depuis bien longtemps

Mais c’est aujourd’hui qu’enfin je comprends,

Qu’il est celui après qui je criais

Que dans mes prières c’est lui que j’appelais.

 

Des couleurs, des nuances, ont investi ma vie

Et je l’affirme, je ne suis plus la même aujourd’hui.

Mes croyances à son contact se sont renforcées

Quand à mon cœur, lui, il s’est apaisé.

 

Le coup de foudre a frappé

Non pas un arbre cette fois

Mais un cœur déserté

Qui découvre les lois

 

De l’amour sincère, l’amour pur

Qui brise les armures!

 

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