( 23 septembre, 2016 )

Brisure contre brisure

Brisée dans une étreinte, je garde ton empreinte

Dans mon esprit, sur mon corps

Malgré mes vains efforts, je la sens encore

Cette douleur sourde. Et j’entends la plainte

 

De mon corps sous les coups pleuvants

Te demandant, pleurante, t’implorant

De cesser de ma battre,

De cesser ce massacre

 

Saoul, tu ne m’entendais point

Et tu serrais plus fort le poing

Souillée, battue, meurtrie

Je me relève aujourd’hui

 

Et si la plupart des souvenirs, j’ai enfoui

Je vois dans le noir ton visage

Et si de ta violence, je suis dans le déni

Je ne peux que constater les monstrueux ravages

 

Qu’a laissée dans ma vie ta présence

L’âme écorchée par les coups

Qui toujours plus me mettaient à genoux

Ce goût d’alcool qui comme l’essence

 

Semblait être ton carburant pour avancer

Pour sur ton désespoir ne pas te retourner.

Le premier coup porté, j’ai voulu pardonner

Mais toujours plus fort les coups jaillissaient.

 

Brisé, toi aussi tu l’étais,

Et tu avais trouvé l’alcool, comme seule solution

Pour oublier cette affreuse sensation

D’être rejeté, condamné…

 

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