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( 23 septembre, 2016 )

Brisure contre brisure

Brisée dans une étreinte, je garde ton empreinte

Dans mon esprit, sur mon corps

Malgré mes vains efforts, je la sens encore

Cette douleur sourde. Et j’entends la plainte

 

De mon corps sous les coups pleuvants

Te demandant, pleurante, t’implorant

De cesser de ma battre,

De cesser ce massacre

 

Saoul, tu ne m’entendais point

Et tu serrais plus fort le poing

Souillée, battue, meurtrie

Je me relève aujourd’hui

 

Et si la plupart des souvenirs, j’ai enfoui

Je vois dans le noir ton visage

Et si de ta violence, je suis dans le déni

Je ne peux que constater les monstrueux ravages

 

Qu’a laissée dans ma vie ta présence

L’âme écorchée par les coups

Qui toujours plus me mettaient à genoux

Ce goût d’alcool qui comme l’essence

 

Semblait être ton carburant pour avancer

Pour sur ton désespoir ne pas te retourner.

Le premier coup porté, j’ai voulu pardonner

Mais toujours plus fort les coups jaillissaient.

 

Brisé, toi aussi tu l’étais,

Et tu avais trouvé l’alcool, comme seule solution

Pour oublier cette affreuse sensation

D’être rejeté, condamné…

 

( 22 septembre, 2016 )

A toi, Paradis

Et les larmes coulent, se déversent en averse..
Je les regarde tomber à terre, songeant que tu seras bientôt poussière.

Une poussière d’ange évidemment
Il ne peut en être autrement

Ta dignité et tes efforts
Adoucissent ce triste sort

Un corps chétif mais un corps lourd
Un cœur qui déborde d’amour

Sur terre tu as créé le paradis
Mais tu vas t’en aller d’ici

Laissant nos vies à jamais changées
Car ta magie a opéré

Petite humaine à l’âme si tendre
Tu as donné sans rien attendre

D’autre qu’un départ imminent
Que tu vois comme un châtiment

Un vide bien sur tu laisseras
Mais pour toi on dépassera

La douleur du manque et de l’absence
Tu es l’amour dans son essence

On dit que la vie est mal faite
Tu as montré son autre facette

Une vie courte faite de souffrances
Que l’on lisait dans tes silences

Mais une vie pleine de richesses
Dont ton cœur débordait princesse

Ton âme est pure et innocente
Il n’en est pas de plus plaisante

Et si mon cœur est enrichi
Si ma vie elle, est embellie

C’est d’avoir croisé une guerrière !
Pourquoi ai-je donc ce goût amer?

Parce que j’ai l’âme d’une petite enfant
Qui aujourd’hui enfin comprend

Que sa fée lâchera sa baguette
Trop lourde pour son léger squelette

Mais la magie que tu as créé
On ne saura pas l’oublier

Toi, jeune fille au cœur d’or
Qui t’en vas doucement vers la mort

N’aies pas peur
Car tu verras toutes les lueurs

De toutes les fées qui avant toi
Nous ont offert le don de soi

Et si la lumière brille sur ce monde
Qui disjoncte, est parfois immonde

C’est parce qu’il y a des fées
Comme toi. Qui ont donné pour le changer

D’où que tu sois tu nous veilleras
Tu es une fée ne n’oublie pas!

Et si l’amour qui lie les Hommes
Nous semble étrange, complexe en somme

C’est parce que ce sont les fées qui l’ont
Cette recette de marmiton

De l’amour. Et que vous avez pour mission
De la créer cette potion
Et la répandre sans condition.

Tu es l’Unique dans nos cœurs
Mais tu retrouveras tes sœurs
Vous qui savez faire du malheur
La plus intense source de lueur

Les contes de fées n’existent pas
Ce ne sont que des histoires, voila.

Mais les fées elles, sont bien réelles
Et tu es l’une d’entre elles

Ne regarde pas en arrière
Toi la fée à l’âme de guerrière

Laisse toi aller, laisse toi partir
Elles seront là pour t’accueillir…

 

 

 

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